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PLFI 2027 : les députés outillés au Budget-programme et au CUT

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PLFI 2027 : les députés outillés au Budget-programme et au CUT

À l’approche immédiate de l’examen du projet de loi de finances initial (PLFI) 2027, arrêté par le Gouvernement à 6 223,1 milliards de FCFA (en hausse de 13,2 % par rapport à 2026), la Commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité (CFBC) de l’Assemblée nationale a fait le choix de la rigueur en s’imprégnant des outils les plus avancés de la gouvernance financière publique.

C’est sous la conduite de figures-clés du Centre régional d’assistance technique pour l’Afrique centrale (AFRITAC Centre), Amina Bambara Billa, et du Fonds Monétaire International (FMI), Guy Dabi Gab-Ieyba, que les députés ont disséqué la chaîne de la dépense publique afin de passer d'une simple validation comptable à un véritable contrôle d'impact.

Cette session intensive, tenue les 17 et 18 septembre 2026, a doté les membres de la CFBC des mécanismes techniques indispensables pour vérifier l'efficience des deniers publics, traquer les niches de gaspillage et exiger une transparence totale lors de l'examen de ce budget ambitieux.

Le premier grand axe transmis aux députés concerne l'appropriation de la réforme du budget-programme. Historiquement cantonné à la validation d'enveloppes globales sectorielles (budget de moyens), le Parlement gabonais accélère sa mue vers une culture axée sur la performance et la redevabilité. Un module qui a permis aux députés de comprendre que l'autorisation budgétaire ne s'apparente plus à un chèque en blanc délivré aux ministres sectoriels, mais qu'elle exige d'évaluer l'impact socio-économique réel de chaque franc dépensé.

Pour garantir cet arbitrage, la transmission par l'exécutif de Rapports Annuels de Performance (RAP) sincères et documentés s'impose désormais comme un préalable incontournable.

Neutraliser le gaspillage et sécuriser la trésorerie

Le second volet de la formation s'est attaqué directement aux verrous de l'exécution et de la gestion de trésorerie à travers deux leviers majeurs. La déconcentration de l'ordonnancement, qui responsabilise les gestionnaires de programmes au plus près du terrain tout en clarifiant et sécurisant la chaîne de la dépense, et le Compte Unique du Trésor (CUT), véritable garde-fou contre l'éparpillement des fonds publics dont la centralisation des ressources met fin à la prolifération de comptes bancaires commerciaux dormants, réduisant ainsi les coûts inutiles d'emprunt à court terme.

En parallèle, l'utilisation du docamab et la bascule vers une comptabilité patrimoniale rénovée préparent le Gabon à la certification de ses comptes, gage d'une crédibilité financière renforcée auprès des bailleurs de fonds.

Armés de ces grilles de lecture et de ces outils de précision, les députés abordent la session budgétaire du PLFI 2027 avec une ambition renouvelée. Il s’agit, en clair, d’exercer un contrôle rigoureux, exiger des comptes sur l'utilisation des deniers publics et veiller à ce que chaque allocation budgétaire réponde scrupuleusement aux priorités de développement du pays.

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