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Axcèle Kissangou-Mouele : « L’accord de médiation s'impose aux deux parties »

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Axcèle Kissangou-Mouele : « L’accord de médiation s'impose aux deux parties »

Financier de formation, Axcèle Kissangou-Mouele cumule plus de vingt ans d’expérience dans le management public et privé. Ancien dirigeant de plusieurs filiales du groupe BGFIBank, notamment au Gabon, en Guinée équatoriale et en République démocratique du Congo (RDC), il a également piloté la Société de Patrimoine des Infrastructures Numériques (SPIN) et ACE Gabon entre 2013 et 2022. Nommé Médiateur financier en mars 2026 pour un mandat de trois ans, il revient, dans cet entretien accordé aux Échos de l’Éco, sur les enjeux de ce nouveau dispositif, ses missions et les défis liés à la résolution amiable des différends entre les établissements financiers et leurs usagers.

Les Échos de l’Éco : Quels moyens humains, financiers et techniques ont été mobilisés pour que le médiateur puisse traiter effectivement les dossiers dès le lancement ?

Axcèle Kissangou-Mouele : « Une première série de recrutements a été effectuée avec l’accompagnement du CNEF, suivant des profils clairement définis par le Médiateur. Cette démarche vise à doter le dispositif des compétences nécessaires à l’accomplissement de ses missions et à assurer un traitement rigoureux des dossiers soumis à la médiation. Ceci dit, le Médiateur, en fonction depuis le mois de mai dernier, n’a pas attendu ce recrutement pour démarrer ses activités. Quelques dossiers sont déjà en cours d’instruction, témoignant ainsi de la mise en œuvre progressive du dispositif »

Les Échos de l’Éco : Si une banque refuse de participer à la médiation ou n’applique pas l’accord trouvé, quels recours restent ouverts au client ?

Axcèle Kissangou-Mouele : « La procédure de médiation ne démarre qu’après l’accord effectif et formel des deux parties, qui s’engagent par ailleurs à collaborer de bonne foi. Cette adhésion volontaire constitue un préalable essentiel au processus, dont le bon déroulement repose notamment sur la coopération et la volonté des parties de rechercher une solution concertée. Qui plus est, pour les établissements financiers, cet engagement est formalisé et précisé par la « Charte d’adhésion au Dispositif de la Médiation Financière », cosignée avec le secrétaire général du CNEF. En cas de succès, l’accord issu de la médiation a force obligatoire et lie les parties. Il ne s’agit donc pas d’une simple recommandation, mais d’un engagement que chacune des parties est tenue de respecter ».

Les Échos de l’Éco : Le médiateur pourra-t-il intervenir dans les litiges liés aux crédits refusés, ou son champ d’action se limite-t-il principalement aux différends sur les services déjà fournis ?

Axcèle Kissangou-Mouele : « Le Médiateur n’est pas compétent pour connaître des différends ou litiges en lien avec la politique commerciale des établissements financiers.Son intervention s’inscrit dans un champ de compétence délimité, qui ne saurait être assimilé à un pouvoir de remise en cause des orientations commerciales librement définies par ces établissements. Cette distinction permet de mieux circonscrire la nature des différends susceptibles d’être soumis au dispositif de médiation ».

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