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Bourses d’études : Michel Régis Onanga Ndiaye plaide pour une réforme du modèle gabonais

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Bourses d’études : Michel Régis Onanga Ndiaye plaide pour une réforme du modèle gabonais

À l’ouverture de la session parlementaire ordinaire du 1er septembre 2026, le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye, a placé l’éducation au cœur du débat économique et social. Évoquant Nelson Mandela : « L’éducation est l’arme la plus puissante que l’on puisse utiliser pour changer le monde », le patron du Palais Léon-Mba s'est fait le relais des inquiétudes estudiantines face aux retards récurrents du paiement des bourses.

Ayant lui-même bénéficié d’une bourse universitaire, c’est en toute connaissance de cause que le président de l’Assemblée nationale (PAN) a affirmé que cette allocation délivrée par l'Agence Nationale des Bourses du Gabon (ANBG) ne constitue pas un simple appoint pour des milliers de ménages gabonais, mais la condition sine qua non de la réussite académique. La récurrence des dysfonctionnements de paiement place de nombreux jeunes dans l'incapacité d'assurer leurs besoins fondamentaux (logement, alimentation, fournitures).

S'adressant au gouvernement, Michel Régis Onanga Ndiaye a insisté sur la nécessité de restructurer le dispositif : « C’est un ancien étudiant boursier parisien qui vous parle, monsieur le vice-président du gouvernement. Nous avons vécu cela, peut-être dans de meilleures conditions, hier ; il faut que les choses soient revues et corrigées. Des efforts doivent être poursuivis afin de rendre le dispositif plus régulier, plus prévisible et plus efficace », a-t-il souligné, appelant par ailleurs à la responsabilité des parents dans le suivi du cursus scolaire et l'orientation de leurs enfants.

Cette interpellation intervient dans un contexte de révision budgétaire marquée par la décision du gouvernement de restreindre les bourses accordées pour les universités occidentales (France, Canada, États-Unis) au profit des institutions nationales et sous-régionales. Si l'exécutif invoque la maîtrise de la dépense publique et la lutte contre la fuite des cerveaux, cette orientation suscite de vives inquiétudes.

Les analystes pointent le risque d'une « mobilité à deux vitesses » où seules les familles aisées conserveraient l'accès aux cursus internationaux, remettant en cause l'égalité des chances. De plus, les retards d'allocation pour les boursiers à charge pèsent sur les taux de réussite et menacent l'adéquation future entre la formation et les besoins du marché du travail.

Pour le président de l'Assemblée nationale, la régularité des bourses doit s'accompagner d'une politique d'orientation proactive dès le secondaire. Sécuriser le financement des parcours et orienter les jeunes vers des filières porteuses restent les deux conditions indispensables pour faire de la jeunesse le véritable moteur de la croissance gabonaise.

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