Une mission d’étude de faisabilité pour préparer l’implantation de la Chambre de Commerce Européenne au Gabon (EuroCham) est officiellement annoncée du 30 septembre au 2 octobre 2026 à Libreville. Portée par la Délégation de l’Union Européenne (DUE) au Gabon, l’initiative franchit un nouveau cap stratégique dans la structuration du paysage économique gabonais.
L’objectif principal de cette mission conduite par la DUE est de définir les conditions optimales de création d’une structure unifiée représentant les entreprises européennes déjà actives ou désireuses de s'implanter au Gabon. Une séance clé de présentation du projet se tiendra ce jeudi 1ᵉʳ octobre 2026 à 9 h 00 au siège de l'ANPI (Immeuble Serena Mall, Libreville), réunissant décideurs publics, diplomates et chefs d'entreprise.
L'arrivée d'EuroCham répond à un enjeu de représentativité crucial. Le Gabon accueille un tissu dense d'entreprises européennes principalement françaises, italiennes, espagnoles et belges comptabilisant plus de 200 filiales et grands groupes structurés, en plus de nombreuses PME locales à capitaux européens.
Selon les données consolidées des services économiques de la Délégation de l'Union Européenne et des représentations diplomatiques, le secteur privé européen constitue un pilier majeur de l'économie gabonaise. Avec plus de 15 000 emplois directs générés et un vaste réseau de sous-traitance locale, sa présence s'avère prédominante dans des axes stratégiques tels que les industries extractives (pétrole et manganèse avec Eramet/Comilog), la transformation du bois au sein de la ZES de Nkok, la logistique (AGL), le BTP, la distribution pharmaceutique ainsi que les services financiers.
Au-delà de ce maillage industriel et commercial, la plus-value de ces entreprises réside dans leur apport déterminant en matière de transferts de compétences, d'engagements en responsabilité sociétale (RSE) et de contributions substantielles aux recettes fiscales de l'État.
En tant qu’interlocuteur unique face aux autorités gabonaises, EuroCham permettra d'intensifier le dialogue public-privé, de lever les freins aux investissements et de catalyser de nouvelles synergies dans le cadre des priorités de transition économique et industrielle du Gabon.