Le baril de Brent s'échangeait ce jeudi 6 août autour de 79,8 dollars, tandis que le WTI oscillait à 75,4 dollars. Un sursaut technique après deux séances de chute libre, mais les investisseurs restent suspendus aux négociations sur le détroit d'Ormuz et à la surprenante hausse des stocks américains.
Après avoir touché son plus bas niveau depuis quatre semaines, le brut tente de redresser la tête. Le Brent de la mer du Nord évolue ce jeudi 6 août autour de 79,8 dollars le baril, tandis que le WTI américain flirte avec les 75,4 dollars. Un rebond technique, certes, mais qui peine à convaincre : le Brent reste sous le seuil symbolique des 80 dollars, une barre psychologique qui cristallise l'attentisme des opérateurs.
Le facteur géopolitique : espoir et prudence
Les marchés scrutaient avec attention les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran, menés sous la médiation d'Oman, autour d'une réouverture durable du détroit d'Ormuz. Cette artère stratégique, par laquelle transite une part considérable du pétrole mondial, est au cœur des tensions. Selon les informations du Monde, les négociations s'accélèrent, mais les opérateurs restent sur le qui-vive : tout accord partiel ou temporaire ne suffirait pas à effacer les risques de perturbations. Une désescalade durable réduirait en revanche significativement la prime de risque actuelle.
Le contre-choc américain : des stocks qui refroidissent l'optimisme
Mais c'est sans compter sur la douche froide venue des États-Unis. Les stocks de brut américains ont augmenté de 2,479 millions de barils la semaine dernière, là où les analystes anticipaient un repli de 1,5 million. Un signal qui trahit une demande moins dynamique que prévu, et qui tempère immédiatement l'optimisme diplomatique. Cette statistique, publiée par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), rappelle aux marchés que l'équation pétrolière ne se joue pas qu'au Moyen-Orient.
Un marché suspendu entre deux feux
Résultat : les cours oscillent, hésitants. Le Brent, qui avait chuté de plus de 6 % en début de semaine, peine à regagner le terrain perdu. Le WTI, lui, reste englué sous les 76 dollars. Les investisseurs jouent la montre, guettant le moindre signe d'un côté, un accord à Ormuz qui libérerait les flux ; de l'autre, une demande américaine qui montre des signes de faiblesse.
Source : Trading Economics