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Santé : quand l’investissement public devient un enjeu de productivité et de souveraineté

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Santé : quand l’investissement public devient un enjeu de productivité et de souveraineté

Dans la foulée des festivités  du 17 août, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a imprimé une cadence soutenue à la transformation du système sanitaire gabonais. Avec l’inauguration simultanée, le 12 août, de l’Hôpital d’arrondissement de La Peyrie, du Centre médical d’Akébé, et la montée en puissance du plateau technique du CHUL, le chef de l’État concrétise un volet essentiel de sa politique de modernisation.

Derrière ces infrastructures flambant neuves se dessine une vision économique claire : faire de la santé un pilier de la productivité nationale et un facteur d’équité sociale. En effet, dans une économie en développement, le rendement de la dépense publique en santé ne se limite pas au bilan comptable. Il se mesure en capacité de production préservée, en réduction des inégalités d’accès aux soins et, surtout, en souveraineté retrouvée.

Un effort budgétaire historique pour le capital humain

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2025, l’enveloppe allouée au secteur de la Santé a atteint 141,14 milliards FCFA, incluant 31,14 milliards dédiés aux investissements en capital. Cet effort a été réaffirmé en juillet 2026 avec le déblocage de 18 milliards FCFA supplémentaires pour l’équipement des structures publiques. L’extension du Laboratoire national de santé publique (passant de 750 à 1 250 m²) illustre cette montée en gamme, tout comme le suivi attentif du chantier de l’Université des Sciences de la Santé à Owendo.

Pour le gouvernement, ces dépenses ne sont pas des charges, mais des investissements à haut rendement social. En rapprochant l’offre de soins des populations via les nouveaux centres d’Akébé et de La Peyrie, l’exécutif désengorge les structures de référence et réduit significativement les coûts indirects supportés par les ménages (transport, hébergement).

Évacuations sanitaires et fuite de devises : un frein économique brisé

L’un des bénéfices économiques majeurs de cette stratégie est la réduction drastique des évacuations sanitaires vers l’étranger. Chaque évacuation non maîtrisée représentait une ponction considérable sur les réserves de change locales. Grâce à l’acquisition d’équipements de pointe à l’image de la nouvelle IRM et des échographes de dernière génération livrés au CHUL, le Gabon se dote de la capacité de retenir et de soigner ses talents sur son territoire. Le Président de la République a d’ailleurs martelé lors des récentes cérémonies de remise de matériel : « La rigueur et la responsabilité dans la gestion de ces outils sont non négociables ; ils sont la fierté de la nation et doivent servir pleinement le peuple gabonais. »

La maintenance, clé de la pérennité économique

Si le lancement est spectaculaire, le Chef de l’État veille à ce que la performance soit durable. Conscient que le rendement d’une IRM ou d’un scanner dépend de son taux d’utilisation, le président Oligui Nguema a fermement insisté sur la nécessité de sécuriser les crédits de maintenance et de former les personnels. Il a également rappelé son exigence quant à la qualité de l’accueil, soulignant que « 20 % de la guérison passe par un bon accueil », et a réaffirmé sa tolérance zéro contre les détournements de médicaments.

Cette gouvernance prudente transforme ces investissements lourds en actifs durables. L’État ne se contente pas de construire ; il met en place un écosystème où la disponibilité des appareils, les délais de prise en charge et l’entretien rigoureux sont les vrais indicateurs de rendement.

Un cercle vertueux pour l’économie locale

Au-delà des soins, ces chantiers et la mise en service de ces structures génèrent des retombées directes sur l’économie locale. Mobilisation d’entreprises gabonaises, création d’emplois médicaux, paramédicaux et logistiques, et dynamisation du commerce de proximité : le secteur de la santé devient un véritable moteur d’activité pour le Grand Libreville.

En plaçant la préservation du capital humain au cœur de sa stratégie, le Gabon s’assure une main-d’œuvre plus résiliente et une croissance plus inclusive. Le véritable "retour sur investissement" se lira sur plusieurs années, mais la trajectoire est déjà tracée. Sous l’impulsion du Chef de l’État, le pays construit les fondations d’une santé publique efficiente, accessible et économiquement rentable pour la collectivité.

En matière de politique sanitaire, le gouvernement gabonais le prouve : investir dans la vie et la productivité des gabonais est le placement le plus sûr pour l’avenir de la Nation.

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