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École des Mines et de la Métallurgie de Moanda : dix ans à former les compétences du Gabon minier de demain

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École des Mines et de la Métallurgie de Moanda : dix ans à former les compétences du Gabon minier de demain

Dix ans après sa création, l'École des Mines et de la Métallurgie de Moanda affiche un bilan qui parle de lui-même. Le 6 juin 2026, l'établissement a célébré cette décennie de fonctionnement.

Votre modèle pédagogique est souvent présenté comme l'une des forces de l'École. En quoi consiste-t-il ?

L'École des Mines est ouverte aux titulaires d'un premier diplôme universitaire. Notre modèle repose entièrement sur la professionnalisation par l'alternance. Qu'ils soient inscrits en licence professionnelle ou dans le cycle ingénieur de spécialisation, nos étudiants suivent un parcours qui alterne des périodes de formation sur le campus et des immersions longues en entreprise. Il ne s'agit pas d'une alternance à l'échelle de la semaine, où l'étudiant passerait deux jours en entreprise et quatre jours à l'école. Notre modèle est différent : il est organisé autour de trois périodes de présence sur le campus et de trois périodes de formation au sein d'entreprises d'accueil.

Nos diplômés effectuent leurs stages dans les sociétés minières, mais également dans les industries de transformation, car notre offre de formation ne se limite pas aux mines.

Quels sont aujourd'hui les débouchés offerts à vos diplômés ?

Plus de la moitié de nos lauréats intègrent directement le secteur minier. Les autres rejoignent des sociétés de services ou évoluent dans des domaines qui ne sont pas forcément liés, à première vue, aux métiers des mines, mais qui recherchent les compétences techniques que nous développons.

C'est notamment le cas du secteur maritime. Nous avons, par exemple, un partenariat avec une entreprise basée à Port-Gentil qui recrute chaque année trois à quatre de nos diplômés. S'agissant du secteur minier, Comilog demeure de loin le principal recruteur. À elle seule, l'entreprise embauche près des trois quarts de nos diplômés qui choisissent une carrière dans les mines. D'autres opérateurs recrutent également nos lauréats, notamment la Société Équatoriale des Mines (SEM), Reminac ainsi que Ivindo Iron. Même si notre taux d'insertion atteint 85 %, il reste encore entre 10 et 15 % de diplômés en quête d'un premier emploi.

Quelles sont aujourd'hui les priorités de développement de l'École pour les prochaines années ?

Les projets miniers se multiplient et évoluent rapidement. Notre priorité est donc d'adapter nos capacités de formation aux besoins futurs des entreprises. Sur le plan financier, le fonctionnement de l'École repose aujourd'hui sur un équilibre entre les financements de ses membres fondateurs et ses ressources propres. Notre ambition est d'atteindre au moins 50 % de ressources propres dans les trois prochaines années.

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