Les Échos de l’Éco lancent cette semaine le Gabonaire — le premier annuaire professionnel 100 % gabonais, doté d’un chatbot propulsé par l’intelligence artificielle et animé par les personnages de Jeff Ikapi. Une initiative qui entend combler un vide structurel dans l’écosystème numérique gabonais.
Il y a des choses qui existent dans tous les pays et qui, au Gabon, manquent encore cruellement : un répertoire professionnel fiable, complet, à jour et accessible en quelques secondes depuis un téléphone. Les Pages Jaunes ont disparu. Les groupes WhatsApp de recommandations font ce qu’ils peuvent. Et chercher un prestataire sérieux reste, pour beaucoup de Gabonais et d’entreprises, un exercice de patience — ou de réseau personnel.
Le Gabonaire veut changer cela. Lancé par Les Échos de l’Éco, ce nouvel outil numérique se présente comme le premier annuaire professionnel entièrement conçu au Gabon, par des Gabonais, pour des Gabonais. L’ambition est simple : que chaque entreprise soit ciblée et que chaque utilisateur trouve ce qu’il cherche sans avoir à appeler son cousin.
Un chatbot gabonais et pas n’importe lequel
La pièce maîtresse du dispositif est son interface d’intelligence artificielle : le premier chatbot conçu spécifiquement pour un usage gabonais. Il ne s’agit pas d’un outil générique rebaptisé pour l’occasion, mais d’un assistant pensé pour les réalités locales — les secteurs, les quartiers, les usages, la langue. Surtout, il a trois visages. Le Gabonaire est animé par Placide, Cloclo et Esther — des personnages emblématiques créés par Jeff Ikapi, notre Jeff national, dessinateur et auteur dont les créations ont depuis longtemps investi la culture populaire gabonaise.
Placide, le pragmatique, vous orientera avec efficacité. Cloclo, l’enthousiaste, vous fera découvrir des prestataires que vous ne soupçonniez pas. Esther, qui sait exactement ce qu’elle veut, ne vous laissera pas repartir sans réponse.
Un outil pour les entreprises, un service pour les citoyens
Côté entreprises, l’intérêt est immédiat : être référencé dans le Gabonaire, c’est exister dans le premier annuaire structuré du pays. PME, professions libérales, artisans, commerçants, prestataires de services — tous ont intérêt à s’y inscrire dès le lancement, avant que la concurrence ne prenne de l’avance dans l’écosystème créé.
Côté utilisateurs, le Gabonaire promet une interface qui leur ressemble : ancrée dans les codes culturels du pays, enrichie de bons waz et — puisqu’il faut bien manger — de bonnes adresses qui méritent le détour. L’idée n’est pas de copier un modèle étranger et de le traduire. C’est de construire quelque chose qui soit gabonais, de la conception à l'utilisation.
Un lancement, et après ?
Le Gabonaire est mis en ligne. Les inscriptions d’entreprises sont ouvertes dès maintenant. Le chatbot, lui, est déjà opérationnel en version bêta — et Placide, Cloclo et Esther attendent vos premières requêtes avec une impatience que seuls des personnages de bande dessinée gabonaise peuvent avoir.
Pour Les Échos de l’Éco, ce lancement marque une étape : après cinq années à documenter l’économie gabonaise, le média entre dans une phase nouvelle, celle de la production d’outils numériques utiles à l’écosystème qu’il couvre. Le Gabonaire n’est pas un à-côté éditorial. C’est un projet en soi — avec ses propres ambitions, son propre modèle, et l’intention ferme de devenir la référence des annuaires professionnels au Gabon.