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Économie POUR UNE VILLE PLUS PROPRE ET SAINE

Clean Africa est une société d’État chargée de la collecte des ordures ménagères au sein du Grand Libreville. Nous avons posé quelques questions à Madame Mengome qui a accepté d'y répondre.

 

Échos de l’Éco : Comment est structuré Clean Africa ?

Clean Africa est une SA (société anonyme) détenue à 100 % par l’État. Elle est placée sous la tutelle administrative du ministère de l’Intérieur. Clean Africa est constituée d’un conseil d’administration, d’une direction générale et de trois directions (technique, administrative et financière, ressources humaines).

Sur quel périmètre collectez-vous les déchets ?

À ce jour, nos opérations de collecte des ordures ménagères se déroulent principalement dans les 6 arrondissements de la commune de Libreville, les 2 arrondissements de la commune d’Akanda et dans une partie du 3e arrondissement de la commune de Ntoum, c’est-à-dire de Bikélé vers le PK12.

De quel matériel disposez-vous ?

Pour la conduite de ses opérations, Clean Africa dispose d’équipements techniques variés. Il s’agit notamment de bennes à ordures ménagères, de tractopelles, de chargeurs, de camions équipés du système ampliroll, de grappins, de tricycles et camions plateaux pour ce qui est du parc roulant. Concernant les équipements de conteneurisation des déchets ménagers, nous possédons une quantité minimum de bacs à ordures ménagères de moyenne capacité, de bennes de grande capacité et des poubelles de proximité. L’installation des poubelles de proximité a été lancée récemment.

Est-ce suffisant ?

Aujourd’hui, le Grand Libreville héberge une population estimée à près de 800000 habitants. C’est pourquoi la logistique actuelle doit être renforcée significativement afin que l’État puisse obtenir des résultats satisfaisants. Clean Africa présente l’avantage de posséder un savoir-faire indiscutable dans son domaine de compétence, ce qui permet à nos équipes, à travers une planification stricte, de mener des opérations visant à améliorer notre service pour le bien-être des populations.

Combien de collaborateurs compte Clean Africa ?

Nous collaborons avec 600 agents dont 300 sont des emplois directs.

Pourquoi trouve-t-on aussi peu de conteneurs poubelles de récupération des déchets dans Libreville ?

Pour répondre à cette problématique occasionnée par le départ de la société chargée de la collecte des ordures ménagères en 2019, nous avons lancé une unité de fabrication locale de bennes de 10 et 15 m3 et des réceptacles de 1100 litres. La pandémie a considérablement retardé la production. Nous pensons qu’avec cette solution nous en terminerons avec les lieux de dépôts anarchiques des déchets.

Menez-vous un plan d’action envers les écoles pour sensibiliser les plus jeunes ?

Avec l’assistance du haut-commissariat à l’Environnement et au Cadre de vie, Clean Africa a initié des sensibilisations dans les écoles primaires conventionnées et nous entendons élargir ces opérations aux autres écoles de la place. Je souhaite souligner qu’une prise de conscience de la part des adultes est également indispensable. C’est aussi à eux de sensibiliser les enfants. Mais malheureusement, nous pouvons régulièrement observer des attitudes qui ne sont pas du tout exemplaires. Ainsi, la sensibilisation doit-elle être faite également auprès des adultes, car nous pouvons observer notamment des personnes qui jettent leurs déchets par la fenêtre de leur véhicule ou déposent les ordures au sol et non dans les réceptacles prévus à cet effet.

Que deviennent les déchets déchargés à Mindoubé ?

La décharge de Mindoubé est un dépotoir des déchets ménagers et autres issus du Grand Libreville. Ces déchets ne bénéficient pas de traitement technique particulier. Toutefois, on observe la récupération de certains déchets et, partant, une infime valorisation, par des riverains, mais tout reste encore à faire.

Sont-ils traités, incinérés, triés, reconditionnés ?

Comme je l’ai précisé, les déchets ménagers du Grand Libreville ne font l’objet ni de traitement, ni d’incinération, ni de tri ou de reconditionnement après le dépotage quotidien. Le traitement post-dépotage nécessite des investissements structurants, en particulier un centre d’enfouissement technique ainsi qu’une chaîne de tri et de valorisation des déchets. Notons que des réflexions sont menées actuellement avec les autorités des tutelles dans ce sens. Par ailleurs, les fumées et feux observés à la décharge sont spontanés du fait du méthane non capté généré par la décomposition des déchets organiques.

Quels sont les projets d’investissements ?

Nous prévoyons l’augmentation de la logistique (parc roulant et réceptacles), l’acquisition de matériel adapté pour le balayage des rues ainsi que l’acquisition de cribleuses pour le nettoyage des plages.

 

le 3 août 2021

Propos recueillis par : L'équipe du ECE

Clean Africa


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