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Actualité L'AFRAM : UNE APPROCHE INSPIRÉE DES BUSINESS SCHOOLS AMÉRICAINES ADAPTÉE À L’ENVIRONNEMENT AFRICAIN

L'Académie franco-américaine de management (AFRAM), tire son approche des business schools américaines, mais les adapte à l’environnement africain. Cette institution privée a été créée en 2003. Fondée sur la rigueur de son enseignement, sa réputation, aussi bien auprès des entreprises que des administrations, lui a valu d’être l’un des plus grands établissements d’accueil de boursiers de l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG). Est-ce toujours le cas ? À la veille de la rentrée, nous nous sommes rapprochés de Monsieur Jean-Lié Massala, co-initiateur et actuel président de l’Afram, pour être informés de l’actualité de cet établissement.

Échos de l’Éco : Monsieur Massala, l’Afram a surmonté les difficultés rencontrées en 2016, dues notamment aux spéculations immobilières qui ont impacté votre établissement. Aujourd’hui, l’Afram est toujours reconnue comme un établissement de qualité. Comment se dessine cette rentrée 2021 ?

Cette rentrée est une date anniversaire. En effet, l’Afram fut créée à la suite des attentats du 11 septembre 2001. Un certain nombre de promoteurs du projet, dont je fais partie, sont alors conscients qu’à l’issue de ce pan de l’histoire, l’Amérique et même l’Europe se refermeront, bloquant ainsi l’accès à nos étudiants universitaires. Nous avons exposé cette analyse au président Omar Bongo qui nous a encouragés à créer l’Afram. Nous nous sommes appuyés sur l’expertise et l’analyse de spécialistes universitaires canadiens et français ainsi que sur nos expériences personnelles. Notre établissement a ouvert ses portes en 2003. Malgré des problématiques qui auraient eu la puissance de nous faire baisser les bras, nous nous sommes battus et nous nous en félicitons aujourd’hui.

À quel public s’adresse l’Afram, et comment y entre-t-on ?

Depuis l’origine, notre établissement est ouvert à tous les bacheliers qui souhaitent s’orienter dans les sciences de gestion et de management. Il faut souligner le fait que nous, les initiateurs, sommes détenteurs de MBA et que toutes nos études supérieures ont été menées dans cette filière. Je pense que ce cursus a influencé nos choix directionnels. Après quelques mises au point de départ, nous avons accueilli des étudiants boursiers, et à présent le panel s’est élargi. À l’époque, c’est-à-dire avant 2016, nous accueillions jusqu’à 1500 apprenants. Aujourd’hui, nous comptons près de 500étudiants inscrits dans nos livres en cycles licence et master. L’entrée à l’Afram se fait sur étude de dossier, pas sur concours. Nous nous sommes aperçus que, quel que soit le choix de la filière, droit, économie, informatique, la sélection se fait naturellement. Nous préférons amener au plus haut niveau 50 étudiants plutôt que de privilégier les meilleurs sur un nombre trop important d’inscrits. Notre système éducatif évite l’échec. Des contrôles journaliers et des contrôles les week-ends nous permettent d’observer le niveau des étudiants et nous sommes présents pour répondre à leurs éventuelles lacunes. Concernant le corps professoral, nous avons mis en place un process inédit. Par exemple, nous avons recruté des professeurs d’université entourés de maîtres de conférences. Ils déroulent les programmes concomitamment avec les équipes dirigeantes, inscrits dans nos filières. Ils sont en parfaite adéquation avec notre pédagogie. Par ailleurs, nous proposons des cours transversaux, tels que les cours de mandarin que nous prodiguons depuis plus de 10 ans. Dans ce cadre, nous abordons également les cours relatifs à l’évolution contemporaine et de culture générale.

Peut-on qualifier l’Afram d’élitiste ?

Je m’oppose à ce terme parce que je me souviens du coût de mes propres études suivies en Europe et en Amérique du Nord. Une simple recherche peut attester le fait qu’un Bachelor (bac +4) coûte 100000 € au moins, sans compter les frais annexes. Il n’y a donc aucune comparaison avec une année à l’Afram facturée autour de 2 millions de F CFA.

Monsieur Massala, vous êtes le père et le commandant de ce bateau, quels sont vos projets, vos perspectives ?

D’une part, nous avons pour objectif d’acquérir un immeuble. D’autre part, nous sommes approchés pour développer un laboratoire de langues, notamment d’anglais pour commencer, mais aussi pour y apprendre l’arabe, le coréen, l’espagnol, le chinois, le japonais… Nous avions abordé le sujet en son temps, mais la méthodologie n’était pas au point. D’autres laboratoires, en environnement, en informatique, sont dans les tuyaux. Nous travaillons à présent la question avec des professionnels susceptibles de nous proposer les meilleures solutions. Il faut savoir aussi qu’avant 2016, lorsque nous étions dans nos locaux de Montagne-Sainte, nous entretenions d’étroites relations avec la Chine et que nous allons reprendre cette collaboration qui s’était avérée fructueuse. Par ailleurs, nous avons signé une convention avec le Département américain grâce à laquelle nous avons relancé le centre culturel américain au Gabon. Pour élargir, étaler davantage cette palette de possibilités d’ouverture à l’international, nous sommes en discussion pour signer une convention avec l’Unesco à l’occasion de la promotion de leur journée dédiée aux jeunes talents. Cette célèbre institution a été séduite par l’Afram qui s’est équipée d’une bibliothèque numérique capable de contenir plus de 1,2 million d’ouvrages. Cette acquisition a particulièrement sensibilisé l’État qui nous sollicite pour que cette bibliothèque soit mise à disposition d’un plus grand nombre d’étudiants, pas uniquement à ceux de l’Afram.

 

le 18 octobre 2021

Anne-Marie Jobin

Afram, Formation


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